Un hôpital où les enfants ont le sourire

Paru dans la Gazette de Montpellier du 7 au 13 juin 2012 : "Nos actionnaires ce sont les enfants !" Responsable de l’Institut Saint-Pierre à Palavas, Jean-Marc Mery dirige un établissement privé pas comme les autres. Où, malgré les murs blancs et l’odeur aseptisée, on oublie vite qu’on se trouve à l’hôpital.

C’était la volonté des médecins et familles de Montpellier qui l’ont créé en 1918. "L’idée était de faire profiter les enfants malades du bord de mer" raconte le directeur. Désormais cette structure associative développe de mutliples spécialités innovantes souvent uniques en région : traumatisme crânien, malformation du pied, diabète, cardiologie, obésité, asthme, implants auditifs...Des affections importantes qui suposent parfois de long séjours. Pourtant l’ambiance est loin d’être morose. C’est sans doute dû "à une approche humaine, suppose Marianne Fijac, cadre kinésithérapeute. On place l’enfant au centre de notre stratégie de soins, pour lui apporter également du bien-ëtre." Ambiance de colo. Pour cela l’hôpital s’est adapté au mode de vie des enfants, intégrant même une école avec 14 enseignants, où les jeunes suivent quotidiennement les cours de la primaire au bac, en alternance avec les soins. Il règne d’ailleurs une atmosphère de colonie de vacances, lorsque les ados accueillis pour l’obésité nettoient leur réfectoire après le goûter, font du sport dans les escaliers, réalisent des expos dans le hall d’accueil..."On travaille sur l’alimentation mais aussi le physique et la psychologie" détaille Marion Maurel du département diététique.

En feuilletant l’épais Livre d’Or, on découvre un lien très fort entre soignants, patients et familles. Exemple symbolique : pour la balnéothérapie les kinés troquent la blouse pour le maillot et travaillent avec les enfants dans la piscine d’eau de mer ! "Cela permet plus de sécurité et un suivi plus important" détaille Marianne Fijac. A la pointe des innovations L’innovation est d’ailleurs l’une des marques de fabrique de l’Institut. "On intègre un aspect ludique et créatif, tourné vers l’avenir, ajoute la cadre de santé. Si un nouvel outil thérapeutique apporte un bénéfice qu patient , on va chercher à l’adopter." En témoigne l’arrivée toute récente du Biomod, un appareil photo en 3D qui analyse les problèmes de dos en limitant les radios et leurs rayons ionnisants. Et permettant au patient "de comprendre son problème en voyant son dos".L’Institut est même à la pointe de certains secteurs comme le traitement du pied bot (tourné à l’intérieur). A Palavas 85% des enfants touchés évitent la chirurgie grâce à "la méthode fonctionnelle" développée sur place par la kiné Frédérique Diméglio. En 1999 un nouveau batiment est venu renforcer ce sentiment d’hôpital qui veut faire oublier la maladie. Concu comme un paquebot en bord de mer, il offre des conditions d’accueil privilégiées pour accueillir près de 4000 enfants chaque année. Et leur offrir un peu plus que des soins.

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